Les perles de culture de Polynésie, comment naissent-elles ?

Les perles de culture naissent d’un geste séculaire de l’homme, transmis au travers des générations polynésiennes, pour rester à l’origine des plus belles parures jamais portées par les femmes du monde entier.

Afin de produire une perle bien ronde, le greffeur insère à l’intérieur d’une huitre perlière 2 éléments naturels :

– un nucléus : une bille de nacre qui sera le support de la future perle

– un greffon : un petit bout d’une huitre donneuse dont la couleur déterminera celle de la perle. C’est ce greffon le « fabricant » de la nacre.

Si l’huitre garde ces 2 éléments, elle va activer le greffon à créer des couches successives de nacre autour du nucléus pour s’en protéger. Au bout de 24 mois environ, le perliculteur pourra alors récolter une superbe perle qui viendra embellir votre bijou.

Et les keshis, comment naissent-ils ?

Parfois, l’huitre est capricieuse et décide de rejeter le nucléus qui l’importune et ne conserver que le greffon.

Celui-ci se met alors en action et va « s’auto-fabriquer » des couches de nacre successives puisque c’est lui le fabricant de nacre. Comme il n’a pas de support rond, ce travail donnera naissance à une perle de forme irrégulière : le Keshi !

Il n’est donc composé que de nacre comme l’étaient les perles fines que les plongeurs les plus chanceux trouvaient dans les huitres sauvages, il y a fort longtemps.

Donc la création d’un keshi est imprévisible quant à sa forme, sa taille et sa couleur. C’est pourquoi il est beaucoup plus rare et difficile à obtenir qu’une perle.

Alors que les perliculteurs rejetaient à l’eau les keshis considérés par les acheteurs comme des perles de sous-catégorie, ils sont maintenant très recherchés et sont des trésors prisés par tous les créateurs de bijoux.

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